Prochainement
Mon voisin cet artiste LES BRINS D'FILLES chantent au Festival du quartier gare. Au programme: ukulélé, cordes vocales, musique française, américaine et surprises japonaises.
4 septembre 2010 de 19h à 20h
Troc au Kitsch LES BRINS D'FILLES chantent et mettent le son lors de la soirée troc au Kitsch'n bar 8, Quai Charles Altorffer Strasbourg
le vendredi 10 septembre 2010
GÉNÉRATION CIRQUE SOIRÉE CABARET
LES ARTISTES DE GÉNÉRATION CIRQUE ET MISS BERNARD, vous présentent leurs numéros burlesques et circassiens lors d'une soirée cabaret au bar lounge du restaurant La Fontana
34 Rue de la Gare 67120 Ernolsheim Bruche
Tél : 03 88 96 00 96
le samedi 18 septembre 2010
http://www.generationcirque.com
EXPLORATION DE L'ÉCRITURE COMIQUE et de la filmographie de Chaplin. Travail sur le langage non verbal avec les élèves de Bischwiller.
1er trimestre 2011
INTERVENTIONS CLOWNESQUES auprès des résidents de l'ADAPEI de Duttlenheim.
juillet 2010
INTERVENTIONS THÉÂTRALES . THÈME: TOUT BOUGE, FAUT QUE çA BOUGE, auprès des patients de l'ADOSPHÈRE de Rouffach.
de janvier à juin 2011
PROJET EUROPÉEN ET TRANSFRONTALIER BORDERLINE ODYSSÉE. Création d'une pièce de théâtre avec les patients psychiatriques de 5 pays européens (Allemagne, Italie, Suisse, Lituanie et France). La compagnie Accès-Soir est la représentante pour la France.
de mai 2012 à juin 2013 Présentations théâtrales dans les 5 pays en 2013.
RÉSIDENCE DE CRATION à l'AGENCE CULTURELLE D'ALSACE de Sélestat pour la mise en place du nouveau spectacle de la compagnie:
O lâche prise, numéro suspendu au zèle d'un clown
du 06 au 11 avril 2010, du 26 au 30 avril 2010 Présentation de travail le
29 avril 2010 à 14h30
MISS BERNARD TEACHS HER TRAPEZE LESSON en première partie du concert du
Weepers Circus dans le cadre du festival de
l'Humour des notes le 13 mai à 20h30 à Haguenau
DANS MA MAISON DE PAPIER J'AI DES POÈMES SUR LE FEU CRÉATION
Spectacle jeune public de la Cie Sémaphore avec Sandra Denis, Orianne Bernard et Quentin Lemaire. Texte de Philippe Dorin. Mise en scène de Denis Woelfell.
29 et 30 janvier 2010 semaine Philippe DORIN au Théâtre Jeune Public scène dramatique nationale de Strasbourg.
30 mars 2010
avril 2010
juin 2010 au PréO Oberhausbergen
octobre 2010 Aix en Provence
site compagnie Sémaphore = http://www.cie-semaphore.org
STRASBOURG-TOKYO: UN PONT ARTISTIQUE
la compagnie Accès-Soir part au Japon au mois de
janvier 2009 avec la compagnie
Clown Emergency pour former des comédiens professionnels à l'art clownesque et social. Par ailleurs, les clowns Melle Oberniche et Princesse Monokini interviendront dans des orphelinats, prisons, hôpitaux pédiatrique et maisons de retraite de Tokyo.
STAGE PROFESSIONNEL : les 5, 6 et 7 janvier 2010 de 13h à 17h et de 18h à 22h (total 24h) à Shibuya, Tokyo
Contact: 81(0)90.80.22.18.04.(Japon) 06.03.69.50.60. (France)
site de Clown Emergency = http://clownemergency.com
C'EST LA NUIT QU'IL FAUT ATTRAPER LA LUMIERE
COMÉDIE DÉPRESSIVE
Comédie dépressive avec Melle Oberniche. Mise en scène Giovanni Fusetti.
CHAMPION S'EXPOSE les 10 et 11 octobre 2008 à Nancy
au théâtre Mon Désert, 71 bis, rue Mon Désert 54 000 Nancy 03 83 27 11 89
NEW YORK festival de clown du Brick theater tout le mois de septembre 2008 à New York.
SEMAINE DE LA FEMME le
20 mars 2008 au Centre Culturel de Gonesse.
Renseignements au 06 62 17 13 66 Compagnie Accès-Soir
OBERNICHE L'ETE les 19, 20 et 21 juillet 2007 au théâtre le Kafteur à Strasbourg.
FESTIVAL DE THEATRE DU VAL D'OISE directeur Alain Léonard. Les 18 et 19 octobre 2007.
OBERNICHE A PARIS les 26, 27 et 28 octobre 2007 au théâtre La Fenêtre (Paris XIème)
OPERATION CIRQUE les 30 novembre et 1er décembre 2007 au Centre Culturel de Gonesse.
site de Giovanni Fusetti = http://www.giovannifusetti.com
STAGE DE CLOWN
A partir de la rentrée 2010. La compagnie Accès-Soir propose des formations sur le clown et son univers. Il y a différentes sessions proposées en France.
Pour les session d'été veuillez téléphoner au 06.62.17.13.66.(renseignements).
TRAINNING DE LA BAC
Deux fois par mois à Paris, Orianne Bernard entraine la
Brigade Activiste des Clowns et initie ses militants au clown de théâtre pour leurs différentes actions politiques et sociales.
Trainning à Paris.
site de la BAC = http://www.brigadeclowns.org
CLOWN À L'HÔPITAL
Chaque semaine, des clowns professionnels interviennent dans les services d'oncologie pédiatrique auprès des enfants malades.
site de Art et Santé = http://www.artsante.org
PUBLICATION
Article sur la pédagogie et les actions pratiquées au sein de la Brigade Activiste des Clowns dans le prochain numéro de
Culture Clown (numéro 11 et 13).
RIRE POUR RETROUVER LE SOURIRE
Spectacle clownesque crée par la compagnie Accès-Soir pour les orphelinats et les camps de regroupement au Burundi à Bujumbura, Gitega et Ruyigi.
Un peu de lecture...
TEMPO
Le temps fil.
Et nous alors?
Nous?
Oui, nous, et nous dans le monde?
Nous, on tricotte de l'air.
SI
La nuit tous les chats sont gris,
Pas les souris...
Il est 5 heures, alors,
Je t'envoie un peu de Paris
Qui s'éveille
Jusque dans le dedans de ta maison
D'homme en fer, juste là au milieu de
La ville de Strass et bourgeoise
Pendant le doux sommeil reposant...
Ori Miss T'y Gri
REGARD
Pour Maja.
Les doigts fragiles de l'enfant glissent
Dans la paume rugueuse du barbon.
La main tremblante, enveloppe de protection,
L'emmène au bout d'un chemin complice.
Ils s'arrêtent, hésitent encore un peu
Puis se vissent à une pierre bleue.
Regarde-la, regarde bien et écoute
Le monde te parle
Il n'y a plus de doute.
NAISSANCE DE MELLE OBERNICHE
Au bord du lac Obchteim dans la vallée cochère croissent et croassent nénuphars et crapauds.
Melle Oberniche, fille de la nymphe des Origines et du dieu Ivresse, naquit pendant la grande nuée des libellules mangeuses de bébé naissant.
Sa mère pleine de peur, entre deux poussées, appelle à l'aide son mari, le dieu Ivresse, et lui demande son secours, lui demande de la protéger.
Mais comme à son habitude, le dieu Ivresse est encore accoudé au zinc du bar PMU '
Au coin de Zeus '. Et comme toujours il est fin bourré, prêt à la bourde.
Fier comme un boeuf, il dit à ses compagnons de pinard " Et ben vous zallez voir les mecs, j'vais vous montrer comment qu'c'est que de sauver une petiotte."
A peine sortie du ventre de sa mère, il kidnappa Melle Oberniche afin de la cacher derrière un déguisement de libellule. Mais il n'utilisa que du mauvais matériel: colle qui colle pas, ailes en synthétique qui gratte, fil de métal rouillé... parce qu'il avait déjà dépensé l'ensemble de sa paye de dieu contre des ricards bien dosés! En plus, comme il voyait double, il plaça tout de travers.
Pas malin! Personne ne fut dupe!
Sa mère, la nymphe des Origines fut très en colère. Elle demanda le divorce au dieu de la séparation et renia sa fille prétextant qu'à l'origine, contrairement à maintenant, elle était bien faite.
La garde fut retirée au père pour le placer chez les alcooliques théogoniques.
Quant aux libellules, outrées d'avoir été trompées, elles lui jetèrent un sort sisyphien. Alors au lieu d'aimer un crapaud reproducteur comme l'oracle l'avait conseillé, elle fut obnubilée par une fleur de nénuphar. Mais la vie d'une fleur de nénuphar est bien éphémère!
A chaque saison, elle attend que celle-ci repousse et son coeur se remplit de peine à chaque nouveau départ.
C'est pour cela, qu'aujourd'hui encore, on peut apercevoir sur les bords du lac Obchtein, une chose rose et ailée, mi-femme mi-libellule, attendre le retour du nénuphar en buvant des pastagas.
Orianne Bernard
LE PETIT B......
Le petit b...... s'est présenté au printemps, sans dire, sans prévenir.
Là, juste devant la porte, comme le miracle, sans toquer, il s'est glissé.
C'est pas grave, tu n'avais pas téléphoné, mais reste maintenant, tu es pardonné.
Installe-toi sur le canapé. Moi, je m'essayerai là, dans tes bras d'air et de douceur.
Ca coule
Ca coule
C'est cool
Ca roule
Ca roule dans les plumes de joie.
C'est si facile de se fondre en lui, dis, c'est presque de la triche.
Les paupières se ferment.
La respiration se pose, le temps, pause.
Tendresses fièvreuses des odeurs mêlées.
Fragile, attention il est fragile.
Ses os d'étoiles se brisent.
Les yeux du rêve fleurissent, mais trop tard.
Déjà?
Où es-tu ?
Pourquoi?
L'été n'est pas encore passé.
Dis, petit b......, papillon de nuit, reviens quand tu peux.
Je t'attends.
TIC, TAC, TOC
Tic, Anna descend d’un pas alerte les marches plongeantes de la bouche de métro.
Tac, un pied sur l’une, tac, un pied sur l’autre. Elle prend de la vitesse et semble voler sur la pierre gris sale, pailletée par endroits, souillée par ailleurs.
Tic, Anna s’arrête et se penche provoquant quelques «Oh ! Mais elle ne peut pas s’pousser celle-la». Sans y prêter attention, sa main soulève le plastique rigide et crasseux d’une pile de journaux et saisit celui du dessus. Elle aime lire les titres et surtout, surtout l’horoscope.
Elle le plaque sous son bras et tac, pousse la lourde et résistante porte battante de verre et de métal, frontière entre le dedans et le dessus.
Elle file et se fond dans le flux pour tic, enfoncer son ticket dans la machine qui, toc, l’avale puis le recrache comme une langue de salamandre. Le tourniquet s’enclenche mais tac, une inconnue avec son chariot musical la colle familièrement pour resquiller le billet.
Tic, tic, tic, ses hauts talons composent, dans les couloirs sinueux, des mélodies lascives. Quelques têtes se tournent: et bien quoi ?
Toc, sur l’un des plastiques rouges du quai, elle pose ses fesses jeans clair.
L’atmosphère lourde et étouffée se mêle à l’odeur de pisse champignonneuse.
Tac, elles pénètrent son corps, ses vêtements, son nez et piquent maintenant ses yeux. L’air vide, l’air de rien, d’un quai à l’autre, chacun se scrute, s’observe et tente de voler, ça et là, quelques lignes dans les livres ouverts.
Elle papillonne quand toc, gêné, son regard se suspend sur cet homme presque invisible et transparent depuis que le monde a cessé de lui renvoyer son image.
Rempli de miasmes et de rouge bon marché, il n’a plus que le pouvoir magique de faire dévier les yeux de tous ceux qui, par mauvaise conscience, préfèrent faire semblant, faire comme s’il n’existait pas. Tous, sauf Anna qui, fixe, admire ses beaux traits marqués. Elle se demande qui il a pu être avant ce lointain fond.
Mais tic, Anna est arrachée, tic, à sa rêverie interrogative par le tic, tic, tic des rails électriques précédant l’arrivée de la rame. Son oreille experte ne se trompe jamais. Longue comme un échassier, elle déplie alors ses jambes, se dresse sur ses pointes hautes et se place en position sur la bande aux boutons d’acier du bord de quai.
Tac, elle soulève le loquet, pichhhhe la porte s’ouvre, des faces apparaissent, quelques pieds sortent et un paquet de corps entre pour très vite se distiller dans le peu d’espace libre du wagon exigu.
Mais, toc, Anna, plus vive que les autres, se jette sur une place assise, une de celles tant convoitées par les voyageurs réguliers.
Tchaaa, les portes roulent et se ferment, cloc. Chacun a sa place ?
Alors tic, la rame redémarre.
Tac, ron, ron, la saucisse humaine avance entuyautée par le tunnel. De temps à autre de très légères secousses font onduler les corps de plus en plus larvaires.
Tic, assis un peu plus loin face à Anna, un petit garçon tient un cornet géant de glace italienne fraise vanille, et, avec amour, regarde sa maman. Ils s’échangent de doux sourires. Il est tout petit, si beau, il pourrait se prénommer Boucle d’or.
Mais tac, un coup trop fort, l’attention ailleurs, la glace trop grande et paf ! La vanille fraise si appétissante auparavant n’est maintenant plus qu’une écoeurante vomissure maculant le plastique bleu gaufré.
Tic, la maman se fâche et le petit pleure.
Tac, la maman s’énerve et le petit se prend une claque.
Tic, tout le monde regarde.
Tac, et c’est très gênant.
Tic, tac.
Tic, tac.
Tic, tac ?
Tous laissent le spectacle et, dans la même direction, tournent leur visage.
Tic, tac. Chacun retient don souffle et leurs yeux horrifiés s’écarquillent devant un sac, sans propriétaire, posé à terre.
Tic, tac, pleine d’effroi, Anna agrippe la chemise de son voisin.
Tic, tac, le sac est bien seul et tout abandonné.
Tic, tac, plus personne ne bouge, le temps suspendu et même le petit ne pleure plus.
Tic, tac, une femme tremblotante sort un cri étouffé, une autre à ses côtés est tétanisée.
Tic, tac, tic, tac, un homme courageux saisit le sac avec précaution. Ahhh ! Attention ! Tic, tac, il l’ouvre en frissonnant, tic, tac, tic, tac regarde à l’intérieur tic, tac avec peur et… iiiiiiiiiiiii tic, tac, tic, tac en sort, très lentement tic, tac un mécanisme tic, tac, tic, tac appelé communément tic, tac, tic, tac, tic, tac : un réveil.
Et toc.
Orianne Bernard
Dépot légal SACD N°292822
THE END
Dans la froideur du blanc silence
La lourdeur des particules aseptisées
Etouffe ta respiration étiolée.
Spasme, asphyxie, panique, paralysie
Est-ce l'impensable arrêt?
Non! Bats-toi! Retiens, encore un peu, la vie.
Mais s'impose l'humiliante défaite
Qui, pourtant, te libère
Par son immonde infinie fin.
Orianne Bernard